Toujours en quete de sensations nouvelles a mon travail je me prépare mes texte que je tape tranquillement de chez moi . Donc, et suite a une demande motivante, voici la suite. ya pas encore bcp d'action mais ça finit de poser le cadre.
PARTIE I : PREPARATIFS.
Ghrimrok descends une avenue de la ville, encombrée, comme il se doit dans une ville ork, d’une quantité inimaginable d’objets tout aussi indéfinissables. Garh’Zed le suis en talochant copieusement les trois nouveaux venus dans la bande, juste pour leur montrer « Ki k’sé l’chef ». Les jeunes orks s’appellent Korb, Tark et Zagor… Le Nob ne leur avait pas demandé mais ils s’étaient fait un devoir de se présenter a lui, qui s’en moquait éperdument En effet il les avait choisis juste parce qu’ils avaient l’air moins stupides que les autres sans être pour autant assez malin pour espérer un jour lui voler sa place.
Ils se dirigent vers l’extérieur de la ville, vers les « garaj’ » ou les attendent leurs buggys ainsi que la puissante moto du chef de bande, mis entre les mains du meilleur mékano qu’il connaisse. Malgré cela, il n’arrive pas a être rassuré… il vient toujours des idées «terrib’ » aux mékanos, et il s’inquiète pour son matériel.
-« Broaf. Si y’m kass’ mon matoss, j’y kassrai l’sien… pi ses bra’ aussi… » Rassuré par cette pensée Ghrimrok ralentit le pas, au grand soulagement des trois apprentis, et se rappelle qu’il ne peut pas partir comme ça. Il a besoin de fournitures pour survivre au désert et aux autres bandes qui le sillonnent.
Le chef ork repense à l’époque où, n’étant pas le boss, il ne s’occupait pas de ça. Mais Morkagh est mort trois mois plus tôt tué par un pork, un quadrupède gras et teigneux de près de deux mètres au garrot. L’ancien chef avait essayé, certainement a cause d’une trop forte dose de squigroïne, de prendre un steak sur l’animal en, oubliant de le tuer. Ghrimrok avait fait voler quelques têtes et était devenu logiquement le chef de la bande. Et maintenant il doit se faire un nom.
Garh’Zed botte le fondement des trois apprentis en leur ordonnant de porter l’équipement que son chef est en train d’acheter : tout d’abord une grande quantité de squigs en tous genres : des squigs juteux pour nourrir la troupe, des squigs a fourrure pour les froides nuit du désert, un squig d’attaque, parce que « sa en jett’ », des squigs sacs pour transporter les autres, et enfin quelques squigcotiques, qui donnent la précieuse squigroïne qui permet de retourner au combat avec un bras en moins, de discuter avec Gork ou Mork , ou d’avoir le courage d’aller voir un mediko pour régler le problème du bras en moins..
Il achète aussi une quantité non négligeable de fûts de bière de champignons, ce qui fait gémir les pauvre orks qui voient la une charge impressionnante s’ajouter sur leurs épaules.
-« Bwahahaha... lé djeunz… y zaprendron a aimer ça !! »
Un peu plus bas dans la rue, Ghrimrok entre dans l’échoppe du brikolo qui fournissait son ancien chef. Il lui accorde la plus grande confiance. Enfin la plus grande confiance que l’on peut accorder à un être qui fabrique des armes a partir de sièges éjectables et des membres bioniques a base de chopines de bière percées.
Il lui achète de quoi équiper convenablement des jeunes orks qui débutent dans le combat sans se ruiner pour autant, ainsi qu’une caisse de « bastoss’ » en tout genres.
Enfin il se permet de s’équiper, c’est quand même lui le boss. Le flingu’ et le kikoup’ ne lui suffisent plus. Il achète donc un gro’flingu’ a double canon avec « stabilizateur et vizeur ki vize » accompagné d’une immense hache dont le tranchant est remplacé par une chaîne de tronçonneuse rouillée mais parfaitement fonctionnelle.
-« Avé sa tu dékoup’ tou’ boss !! Dit le brikolo
Ghrimrok y croit moyennement mais elle a l’air suffisamment efficace pour trancher quelqu’un en deux et c’est ce qu’il cherche.
-Y’a intéré !! Si el’ s’kass j’revien t’refair’ le krân avec skil en restra ! » Crie-il quand même.
En entendant beugler l’énorme créature, tous les grots qui servent d’assistants courent se planquer derrière les tables les outils et les corps de leurs camarades qui ont eu la malchance de participer à une mauvaise expérience du fabricant d’armes.
Bien qu’il garde un visage impassible (ou alors il était paralysé a cause d’une explosion…) le brikolo s’était ramassé sur lui-même, craignant qu’une saute d’humeur du gros ork mette fin prématurément a ses « zesspérienss kil a sur l’feu ».
-« t’inkiet’ pa boss, jte mentiré pa, té trop un bon clian. »
Ghrimrok remue cette information derrière ses imposantes arcades sourcilières puis finit par conclure que ç’est un argument suffisant. Mais la pression était montée… et il faut la faire redescendre. Et pour un ork les solutions ne sont pas nombreuses.
Logiquement, il décide de tester son nouveau matériel sur quelques uns des grots présents au grand dam du brikolo qui se demande où il va retrouver des grots qui savent manier une « klé d’troi pouss’ et dmi’ ».
Apres la disparition, si on peut dire, d’une douzaine de grots, Ghrimrok ressort de l’échoppe, content de lui, et se dirige, sa troupe sur les talons, vers les portes de la ville.
Ils arrivent enfin aux immenses hangars où se repose le reste de la bande ainsi que leur matériel. Les trois apprentis, toujours suivis par un Ghar’Zed intraitable et heureux de l’être, se soulagent de leur chargement dans le trukk le plus proche. Puis ils sont présentés à leurs nouveaux compagnons d’armes qui leurs collent des gifles et des coups de pied amicaux histoire de bien déterminer la hiérarchie, sous le regard inquisiteur mais bienveillant du vieil ork.
Laissant ses subordonnés à ce qui ressemble fort a un début de bourre pif, le Nob ork va voir le « jéran » comme se nomme le chef des mékanos, un ork qui n’a aucun talent sinon celui de prendre énormément de dents aux autres orks pour des raisons vaseuses et de s’en tirer en vie.
Il passe devant les trois trukk de sa bande ainsi que sa vieille moto de guerre, alignés aussi bien que des orks puissent le faire, et tous peints d’un rouge flamboyant. Un vieux dicton ork dit « tou’ské rouj’ va pluss vit’ ».
Enfin il aperçoit un ork gras aux muscles mous, ce qui est très rare dans une société basée sur la loi du plus fort, mais surtout il ressort, propre et vert, au milieu de tous ses subordonnés qui sont noirs d’huile de vidange et de traces d’explosions.
-« Nagraz !! Hurle Ghrimrok, Mé trukk y son pré’ ?
- Oui mon ga, y son pré. Lui répond le gros ork. Mai’ fau kon kauz.
- Heing ? Et d’koi fodré kon kauz ?
- Ba sa va etr pluss’ cher ke prévu en fèt.
- Koi ? Beugle le boss qui se demande si il ne va pas graisser la chaîne de sa nouvelle hache avec la panse de l’insolent qui lui fait face. Et pourkoua k’sa koutrai pluss’cher ?
- T’inkiett’ pa boss. Dit le marchand sentant l’énervement de son « client ». Y fallé kon fass' kekchoz ! On a zieuté tes machines et on a vu k’yavé ke dal’ de kustomizé. Donk on a pozé dé injession en boyeau de squig. Main’nan ça klak tou’. Mais si on lavé pa fé, ba tou les aut’ boss y zoré pensé ke tu te traine en chariott’ a grot. »
Imaginant une telle perspective, le boss ne peut que trouver l’amélioration indispensable et paye le prix demandé. Il a, malgré tout, une impression bizarre et Nagraz va se cacher avant qu’il ne comprenne pourquoi.
De retour auprès de ses soldats en pleine bagarre de bienvenue, il allonge quelques claques bien senties avant de prendre la parole.
-« Ohé les boyz !! Touté pré alor’ ramassé vot’ matoss’ et on va chercher d’la baston !! WHAAAAAAAAAAAG !!
- WHAAAAAAAAAG !! Répondent en cœur les boyz »
Le orks chargés de piloter les amas de ferrailles roulants motorisés que sont les trukks, enlèvent leurs manteaux et leurs protections pour être plus à l’aise. Ce n’est pas un luxe car les engins sont alimentés à l’éther et le pilotage demande une bonne dose de concentration. Mais les orks aiment l’adrénaline donc être sur un morceau de métal roulant a une vitesse folle totalement hors de contrôle, ils adorent ça.
Pour ces pilotes, le premier danger du désert est le sable qui arrive à toute vitesse dans leurs yeux. Ils mettent donc des lunettes faites de fonds de bouteilles de Korka-Cola une boisson très populaire auprès des grots pendant leurs concours de rots. La panoplie du pilote se termine par une paire de mitaine en cuir de bulkar, pour avoir « la klass ‘ ».
Ghrimrok lui enfourche son antique moto de guerre. Elle date de l’époque du crash du space hulk ce qui veut dire qu’aucun ork, pas même les rare survivant présents a cette époque la, ne s’en souvient. Faite d’une armature de gros tubes d’acier, la moto tiens sur des roues presque aussi larges qu’un jeune boy. Un moteur ressemblant plus a un cube d’acier avec un ventilateur qu’a autre chose propulse l’engin que n’import qui, mis a part un mékano ork, aurait dit qu’il ne bougerai pas, a cause de son poids. Mais elle bouge cette moto, et vite même, grâce a l’éther utilisé comme carburant. Et, pour ajouter encore un peu au risque que cet engin explose, se trouve, a l’arrière de la selle, une boite de munition qui alimente les deux canons automatiques situés sur les cotés du véhicule. En clair ça va vite, ça tire beaucoup, et ce n’est pas près de se casser… de la construction typiquement ork.
-« Alé ! On y va ! » Hurle le boss.
Les quatre véhicules démarrent dans un vacarme assourdissant et partent sur les chapeaux de roue, recouvrant les orks restés dans le hangar de sable et de gouttes d’huile brûlantes. Les rares grots et snots ayant survécu à ce traitement se retrouvent pris dans un tapis de fumée noire qui les asphyxie rapidement sous le regard impatient d’un mékano en quête d’un casse croûte.
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